
Aux États-Unis, un chercheur camerounais partage son expérience lors de la conférence internationale sur l’oncologie et le cancer

Il s’agit du Dr. Youchaou MOBET, Maître de Recherches en service au Centre de Recherche sur les Maladies Émergentes et Réémergentes CREMER), une structure opérationnelle majeure de l’Institut de Recherches Médicales et d’Études des Plantes Médicinales (IMPM) du Cameroun.
Conjointement organisée le 13 avril dernier à New York, aux États-Unis, par la Société internationale des chercheurs et des médecins, ISRD (International Society for Researchers and Doctors), et ARNet (Academic Research Network), la Conférence internationale sur l’oncologie et la biologie du cancer (International Conference on Oncology and Cancer Biology, ICOCB), a vu la participation en présentiel et en visioconférence des éminents médecins, pharmaciens, biologistes et chercheurs des pays du monde. Dr. Akim Youchaou MOBET, en tant que ‘keynote speaker’ de cet événement, y a pris part en présentiel et a reçu le prix de la meilleure recherche (Best Research Paper Award), et une attestation d’appréciation.
En effet, l’Ingénieur biologiste médical et docteur PhD en médecine moléculaire, y a fait une brillante présentation sur : “The promising therapeutic benefits of Parp inhibitor (Niraparib) for the treatment of ovarian cancer” ((“Les bénéfices thérapeutiques prometteurs de l’inhibiteur de PARP (Niraparib) pour le traitement du cancer de l’ovaire)).
Dans le détail, Dr. MOBET a expliqué qu’afin d’évaluer la sensibilité au niraparib dans le cancer de l’ovaire, il a mené a la fois des expériences in vitro (Cell proliferation, cell viability and CI50 evaluation), et in vivo, utilisant un modèle de xénogreffe tumorale (Cohorte de souris), pour confirmer les effets du niraparib sur la progression tumorale dans le cancer de l’ovaire.
Selon le chercheur camerounais, les résultats de cette expérience démontrent que le niraparib inhibe efficacement la progression tumorale dans le cancer de l’ovaire in vivo. Les souris traitées par niraparib ont présenté une croissance tumorale et un volume tumoral moyen, significativement inférieurs à ceux des souris témoins.

En somme, Dr. Akim MOBET confirme que les résultats obtenus lors de son expérience, peuvent renforcer le potentiel thérapeutique du niraparib dans la prise en charge du cancer de l’ovaire.

Après cette présentation saluée par les participants et couronnée du prix de la meilleure recherche (Best Research Paper Award), M. MOBET a été directement invité en qualité de panéliste dans l’un des ateliers formés à l’occasion sur les méthodes de lutte contre les cancers. Un exercice qu’il a mené avec succès, puisqu’il lui a valu un certificat d’appréciation délivré par les organisateurs qui lui ont également produit une attestation de participation à cette Conférence Internationale.

Au sortir de cette rencontre scientifique, Dr. Akim Youchaou MOBET avoue s’être enrichi et souligne la nécessité pour les Africains de renforcer et surtout valoriser les résultats de la recherche. Certains chercheurs Camerounais ont des bons résultats de recherche mais qui pour la plupart, restent peu/non exploités, soit gardés dans des tiroirs, soit publiés dans des revues peu actives, inactives ou non accessibles au niveau de la communauté scientifique internationale.

« Nous (Chercheurs Africains) devrions intensifier la recherche clinique puis, exploiter et publier nos résultats dans des revues consultables car, ils sont nécessaires pour le développement de nos pays », a-t-il lancé. « Dans des pays développés comme la Chine, tout est lié à la recherche. Sans la recherche, un pays ne peut pas réellement se développer », a confirmé Dr. MOBET.
Gérard N.




