
Résolution des crises en Afrique : la doctrine en quatre axes du président xi jinping pour une médiation constructive

S’exprimant sur les conditions d’une participation constructive des partenaires internationaux dans la résolution des « points chauds » en Afrique, le président chinois Xi Jinping a formalisé une doctrine claire, structurée autour de quatre piliers fondamentaux. Alors que le continent fait face à des défis sécuritaires complexes, cette prise de position illustre la volonté de la Chine de se poser en partenaire engagé pour la paix, tout en réaffirmant son attachement strict aux principes de souveraineté et de non-ingérence.
La primauté du leadership africain
Le premier pôle de cette doctrine consacre sans ambiguïté le principe des « solutions africaines aux problèmes africains ». Pour la diplomatie chinoise, aucune médiation extérieure ne saurait être efficace ni légitime sans s’aligner sur les initiatives portées par l’Union africaine (UA) et les organisations économiques régionales (CEEAC, CEDEAO, SADC, entre autres). Pékin rappelle ainsi que la souveraineté et le leadership politique des nations africaines restent la pierre angulaire de toute paix durable.
Le respect de l’équité et de la justice internationale
Deuxième axe majeur de cette feuille de route : la préservation de l’équité et de la justice dans la gestion des différends internationaux. La Chine plaide pour une approche impartiale des crises, débarrassée des politiques de « deux poids, deux mesures » ou d’intérêts géopolitiques unilatéraux. Dans cette perspective, le droit international doit servir de socle à la stabilité globale plutôt que d’instrument de pression politique.
La désescalade et la priorité au dialogue
Face à l’urgence humanitaire qui provoque les affrontements armés, le troisième engagement de la Chine donne la priorité au cessez-le-feu immédiat et à la baisse des tensions. La transition vers la négociation politique et la voie diplomatique doit primer sur le recours à la force ou l’imposition de sanctions unilatérales, afin de créer un environnement propice à la reconstruction.
Attaquer le mal à la racine : le développement comme rempart
Enfin, le président Xi Jinping souligne qu’on ne pourra éteindre durablement un conflit sans en traiter le terreau fertile : la pauvreté, le sous-développement et la précarité sociale.. Ce dernier principe fait directement écho à l’Initiative pour le développement mondial (IDM) portée par Pékin. En combinant assistance sécuritaire et projets d’infrastructures pourvoyeurs d’emplois, la Chine soutient que le progrès socio-économique reste le véritable garant de la stabilité à long terme.
Une vision alignée sur l’Initiative pour la Sécurité Mondiale
Cette feuille de route s’inscrit dans la continuité directe des engagements pris lors des récents sommets du FOCAC (Forum sur la Coopération Sino-Africaine). Pour le Cameroun et ses voisins de la zone CEMAC, engagés dans la consolidation de la paix et de la croissance régionale, cette approche offre un cadre de partenariat prévisible, fondé sur le respect mutuel et le co-développement.
Jesus Pouth




