
Corridor Douala-Bangui : le Cameroun dévoile le contenu des travaux de la section Edéa-Douala (RN3)

Le gouvernement camerounais accélère l’aménagement du Corridor Douala-Bangui. Après la section Yaoundé-Edéa, place à la reconstruction de la section Edéa-Douala, un chantier stratégique cofinancé par l’Agence Française de Développement (AFD), l’Union européenne (UE) et la Banque européenne d’investissement (BEI).
Les contours du projet ont été présentés le lundi 2 novembre 2026 au ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, lors d’une audience de restitution avec la mission conjointe des bailleurs, conduite par Adrien Véron-Okamoto, spécialiste principal des Transports à l’AFD Paris, en présence de Jérôme Notebaert, Directeur de l’AFD au Cameroun.


Une route modernisée et plus sûre
Le projet prévoit la reconstruction complète et la modernisation de la chaussée entre Edéa et Douala, avec une structure adaptée au trafic actuel et le recyclage des matériaux de l’ancienne route.
Plusieurs aménagements majeurs sont annoncés : le prolongement du boulevard urbain de Douala en 2×2 voies sur 6 km, du pont sur la Dibamba vers Edéa, pour séparer les flux locaux et de transit ; la réalisation de quatre créneaux de dépassement en 2×2 voies, soit 6,6 km cumulés, pour fluidifier le trafic ; le renforcement de la sécurité routière en zones urbaines et interurbaines et le remplacement des ouvrages hydrauliques vétustes ou sous-dimensionnés, avec des mesures d’adaptation aux changements climatiques.
Deux ponts sur la Dibamba et une station de pesage moderne
Le volet ouvrages d’art prévoit la construction d’un second pont sur la Dibamba et ses accès, ainsi que la réhabilitation du pont existant.
À Missolé 2, une station de pesage moderne et digitalisée, avec pesage dynamique à haute vitesse, remplacera celle de Yassa, devenue inadaptée en raison de la poussée urbaine.
Une place pour les PME locales
Le projet intègre également un volet social : la réalisation d’infrastructures de transport rural – routes communales, infrastructures de conservation, de stockage et d’exposition des produits agricoles – confiée aux Petites et Moyennes Entreprises locales, en Haute Intensité de Main d’Œuvre (HIMO), afin d’améliorer l’accès en toute saison des communautés riveraines.
Enfin, des contrats d’entretien de long terme, fondés sur des niveaux de service, sont prévus pour garantir la pérennité de l’infrastructure modernisée.
Pascal Modo




