

Sur les traces du Secrétaire Général du Parti Communiste Chinois (PCC), SE Xi Jinping à Shibadong dans le comté de Huayuan, nous découvrons à Shibadong, la préservation par l’Etat central de l’espace vital de la minorité ethnique Miao
Malgré son statut de pays modernisé, l’Etat chinois a su préserver les droits des minorités ethniques en l’occurrence l’ethnie Miao en maintenant les habitants dans leur biotope. Les Miao de Shibadong ont été conservés dans leur habitacle naturel. Ils perpétuent les traditions et les coutumes ancestrales.
Les maisons sur pilotis, les costumes traditionnels et les festivals témoignent de la richesse de leur culture. Le village a su préserver le charme authentique de l’ethnie Miao avec ses maisons en bois aux tuiles bleues, ses moulins en pierre et des ateliers de broderie traditionnelle.
Il en est de même de la cuisine. Le bacon Miao et le poisson en soupe aigre ont une saveur authentique. Le bol de vin de riz Miao, doux et onctueux, n’a rien à envier à celui d’un restaurant chic à Changcha. Son originalité laisse des souvenirs indélébiles.

L’ethnie Miao en bref
On en compte environ 9,5 millions en Chine, dispersés dans la moitié sud-ouest du pays, mais aussi au Vietnam et en Thaïlande (les Hmong). On va retrouver principalement 4 sous-groupes mais il en existe en réalité beaucoup plus : les Hmong / Miao blanc-bleu-vert : ils sont essentiellement installés dans le sud et l’est du Yunnan, dans le sud du Sichuan et dans l’ouest du Guizhou ; les Hmub / Miao noir : ils sont majoritairement installés dans le sud-est du Guizhou ; les Xong / Miao rouge (que nous avons visité) : ils habitent dans l’ouest du Hunan ; les A-Hmao : on les retrouve dans l’ouest du Guizhou et le nord-est du Yunnan…
Le village Shibadong
Perché à 8 kilomètres du Pont d’Aizhai, le village de Shibadong se trouve dans le comté de Huayuan, préfecture autonome Tujia et Miao de Xiangxi, province du Hunan, en Chine. Il est bordé par les villages Shuanglong à l’est, Zhangdao au sud, Paidaba à l’ouest et Maan au nord. Il est composé de six groupes de villageois, 225 ménages pour 936 habitants disséminés sur 13,8 kilomètres carrés. Le centre du village est traversé par trois routes principales, formant un réseau routier en éventail, accessible dans toutes les directions.
Le long des chemins de pierre bleue reliant des maisons sur pilotis on est captivé. Le parfum du bacon fumé qui embaume les sentiers menant aux rizières, au son de la voix de la guide touristique, produit un effet magnétique. On est comme subjugué !
Shibadong c’est aussi la salle d’exposition qui retrace le parcours d’éradication de la pauvreté, une expérience profondément inspirante et son école du Parti (PCC). Le réseau national des écoles du comité central du PCC a pour mission principale de former les cadres dirigeants d’un Parti rassemblant aujourd’hui environ 100 millions de membres.

Le miracle de Shibadong
Les merveilles d’une économie sociale et communautaire mise en place pour la réduction efficace de la pauvreté sont perceptibles dès la descente du véhicule. Chaque couloir rappelle avec fierté, le passage de SE Xi en 2013. Le 3 novembre 2013, le secrétaire général du PCC, SE Xi Jinping s’est rendu au village de Shibadong.
Il s’est assis dans les maisons des familles pauvres pour écouter leurs difficultés, leurs suggestions et leurs besoins : « Je viens dans la préfecture de Xiangxi principalement parce que j’espère vous rencontrer, vous les villageois, et discuter avec vous de la manière de sortir de la pauvreté et de mener une vie plus prospère » aussi déclarait-il.
C’est ainsi qu’il propose pour la première fois le concept de « donner des orientations différenciées pour une réduction ciblée de la pauvreté en fonction des conditions locales, en recherchant la vérité dans les faits ». Ouvrant ainsi la voie à une politique nationale de lutte contre la pauvreté. Dopés par cette considération du gouvernement central, les habitants par la force des bras ont sorti le village de l’enclavement, développé l’écotourisme et une agriculture traditionnelle et atteint l’autosuffisance alimentaire.
Jesus Pouth, à Shibadong pour Actu Chine-Cameroon




