
Au Cameroun, un groupement chinois s’installe sur le projet de construction d’un pont de 8 milliards de F sur le fleuve Mbam

Il s’agit du duo China First Highway Engineering Co. Ltd / China First Highway Engineering Company Cameroon, réputé au Cameroun en matière de réalisation des ouvrages d’art et autres infrastructures.
Pour la construction d’un pont mixte à bipoutre métallique de 130 ml et des accès sur le fleuve Mbam à Nchiayang les chinois ont engagés les travaux préparatoires du projet.
Outre l’aménagement d’une base vie au sein de la Délégation départementale des Travaux Publics du Mbam-et-Kim, on note également que le constructeur chinois a procédé à l’acquisition d’un site pour l’implantation de la base chantier, la réalisation d’essais géotechniques, la reconnaissance des sites d’emprunt ainsi que la conduite des études d’exécution.
Selon les responsables du ministère des Travaux publics (Mintp), ces préalables au démarrage des travaux dits “lourds”, prévus d’ici la fin de l’année 2025, visent à rattraper le retard induit par la résiliation du contrat initial et à sécuriser les garanties contractuelles, notamment le cautionnement définitif et l’avance de démarrage.
L’infrastructure projetée est un pont mixte à bipoutre métallique de 130 mètres composé de trois travées (35 m – 60 m – 35 m), avec des culées et piles en béton armé reposant sur des fondations pouvant atteindre 16 mètres de profondeur. Le projet intègre également 5,415 km de voies d’accès, destinées à relier le nouvel ouvrage à la Route Nationale 4 via le village Gouffé. La chaussée sera bitumée, large de 7 mètres, avec des accotements traités en enduit superficiel d’1,5 mètre de part et d’autre.
Financé par le Budget d’Investissement Public du Ministère des Travaux Publics, le projet est confié au groupement chinois Cfhec / Cfhecc, pour un montant total de 8, 47 milliards FCFA TTC. La durée contractuelle d’exécution est de 29 mois. Les travaux préparatoires ont officiellement démarré en ce début du mois d’août 2025, quelques mois seulement après la reprise du projet et la contractualisation de l’entreprise.
Sandrine Namen




