
Sur le chemin de la prospérité commune, aucun groupe ethnique ne devrait être laissé pour compte

La Chine est un pays immense avec une population énorme, une grande famille composée de 56 groupes ethniques. Le rêve chinois est celui du grand renouveau de la nation chinoise, et aussi celui de la prospérité et du développement communs de tous les groupes ethniques. Comme l’a dit le Président Xi, pour promouvoir la modernisation à la chinoise et réaliser la prospérité commune, aucun groupe ethnique ne doit être laissé pour compte.
Dans le cadre de la modernisation à la chinoise, la voie vers la prospérité commune possède des caractéristiques propres à la Chine. Le « modèle Min-Ning » en est une illustration vivante. Il tire son nom du partenariat entre deux régions aux réalités contrastées : le Fujian (« Min »), province côtière de l’Est et pionnier de l’ouverture sur l’extérieur du pays, a valorisé son expérience, sa technologie et ses ressources pour accompagner le développement de la Région autonome hui du Ningxia (« Ning »), située dans les montagnes reculées de l’Ouest.
« Si l’on donne un poisson à un homme, il s’en nourrira pour un jour ; si l’on lui apprend à pêcher, il se nourrira pour toute la vie.» Cette sagesse trouve une parfaite illustration dans la contribution de Lin Zhanxi. En 1997, cet agronome du Fujian a parcouru des milliers de kilomètres pour se rendre au Ningxia. Il y a introduit une innovation révolutionnaire : la culture de champignons sur paille. Grâce à cette technologie pionnière, les terres désertiques du Gobi ont vu naître une culture inattendue. Plus qu’un simple transfert de technologie, cette initiative a donné naissance à une véritable filière champignonnière au Ningxia, ouvrant la voie à la prospérité et offrant aux habitants de nouvelles opportunités pour sortir de la pauvreté.
L’ampleur de cette coopération dépasse largement le projet pionnier de Lin Zhanxi. Selon les statistiques, entre 2012 et 2023, la province du Fujian a mis en œuvre plus de 900 projets dans la région du Ningxia, 39,211 milliards de yuans d’investissements ont été réellement réalisés. Cette dynamique s’est épanouie dans des secteurs aussi variés que la fabrication mécanique, l’électronique, le textile, l’énergie éolienne, la transformation alimentaire et la viticulture. En 2020, le dernier district démuni du Ningxia est sorti de la pauvreté. Les vagues de solidarité venues de l’Est ont balayé la pauvreté qui rongeait les montagnes de l’Ouest. Les gens ont donné un beau nom à cette épopée : « la Chanson des Montagnes et de la Mer », symbole d’un lien fraternel qui unit monts et littoral par-delà 2 000 kilomètres de distance.
Cette philosophie de prospérité partagée se retrouve aux quatre coins de la Chine, des plaines côtières aux plateaux montagneux. Au cœur du district autonome Yi de Daliangshan, dans la province du Sichuan, le village de Sanhe incarnait jadis la pauvreté rurale dans sa forme la plus extrême. Ses habitants Yi vivaient dans des maisons de torchis, et le chemin menant au village n’était qu’un sentier boueux qui devenait impraticable à la moindre intempérie. Les villageois s’amusaient souvent à dire : « Quand il fait beau, on est couvert de poussière ; quand il pleut, on a les pieds dans la boue. »
Cette réalité appartient désormais au passé. Grâce à une lutte ciblée contre la pauvreté et à la politique du redressement rural, les habitants ont été relogés dans des habitations plus modernes et dignes. Non seulement leurs conditions de vie se sont considérablement améliorées, mais aussi le village s’est métamorphosé en destination touristique prisée. Des hôtels et hébergements de style local ont été construits sur place et accueillent aujourd’hui des voyageurs venus de tout le pays, séduits par l’authenticité de la Fête des Torches et d’autres traditions culturelles Yi.
En 2021, la Chine a remporté une victoire décisive dans sa campagne d’éradication de la pauvreté. Aujourd’hui, cette « connexion affective entre monts et mer », plus haute que les sommets et plus profonde que l’océan, se poursuit. Le village de Sanhe est ainsi devenu le reflet de milliers de petits villages dans le processus de modernisation à la chinoise. Dans la Chine d’aujourd’hui, tous les groupes ethniques, « unis comme les grains d’une grenade », marchent main dans la main vers un avenir meilleur.
(L’auteur est un commentateur des affaires internationales, qui écrit régulièrement pour Xinhua News, Global Times, China Daily, CGTN, etc. Pour le contacter : xinping604@gmail.com.)




