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Autoroute Kribi-Lolabé : le gouvernement camerounais demande la révision de son contrat de PPP avec le chinois CHEC

Cette recommandation a été faite par Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux public et président du Comité de suivi du contrat de partenariat public-privé entre les deux entités, à l’issue des travaux de sa session du 29 décembre 2025.

En présence des autorités administratives et municipales des localités concernées par le projet de l’autoroute Kribi-Lolabé et des représentants de Kribi Higway Management (KMH), une société créée par l’entreprise chinoise China Harbour Engineering Company (CHEC) pour l’exploitation de l’infrastructure, Emmanuel Nganou Djoumessi a présidé le 29 décembre dernier, une session du Comité de suivi du contrat de partenariat public-privé (PPP) conclu entre le gouvernement camerounais et CHEC pour la conception, la réalisation, le financement partiel, l’exploitation et la maintenance de l’autoroute Kribi-Lolabé, ainsi que ses voies de raccordement.

Selon la note d’information publiée par le ministère des Travaux publics (MINTP) ce 02 janvier 2025, cette session qui a aussi vu la participation du président du Conseil d’appui à la réalisation de partenariat (CARPA) et des représentants des administrations publiques et privées et entreprises impliqués dans le projet, visait à évaluer l’état de la mise en œuvre des exigences contractuelles par les différentes parties prenantes au partenariat dont le gouvernement camerounais et la société KMH.

À l’issue des travaux, le président du Conseil de suivi a demandé que les termes du contrat de PPP entre les deux partenaires soient révisés dans un délai de 30 jours, afin que les hypothèses de trafic trouvées trop optimistes et ayant conduit à la conclusion du contrat initial soient reconsidérées et que les autorités locales fassent respecter l’intégrité de l’ouvrage en éloignant les occupants illégaux des emprises.

Sur l’épineux problème du dégagement rapide des véhicules accidentés et de la limitation des stationnements abusifs sur l’infrastructure, le ministre des Travaux publics a invité le partenaire privé chinois à mettre à disposition la documentation nécessaire à l’appréciation de ses charges réelles.

Pour ce qui est de la révision des termes contractuels, les deux partenaires tendent vers un troisième exercice du genre depuis le 30 décembre 2020, date de signature de leur contrat.

En effet, le même contrat a été révisé pour la deuxième fois le mercredi 19 février 2025, lors d’une session du comité interministériel présidé par le même ministre en présence du partenaire chinois. Et au sortir de cette réunion, le contrat de PPP a été muté en contrat de marché public et de payements des loyers parce que le gouvernement et l’entreprise chinoise CHEC rencontraient d’énormes difficultés pour accomplir leur engagement. On indiquait alors des sérieux problèmes liés au payement sur la base des recettes de péage collectées par KHM, de 04 loyers à savoir : le loyer d’investissement (L1), le loyer d’exploitation et de maintenance (L2), le loyer de gestion (L3) et le loyer de gros entretien et de renouvellement (L4). Seul le paiement du L1 au partenaire chinois était annoncé dans l’exercice budgétaire 2025 du MINTP.

Au cours de la 2e session 2025 du Comité de suivi tenu le 29 décembre dernier, les deux parties ont progressé sur le payement du loyer d’investissement, discutant sur le montant à payer au chinois.

Pour les trois autres loyers, les recettes collectées ne sont pas suffisantes pour les supporter. Au soir du 23 décembre 2025, KHM a indiqué que les recettes de péage collectées s’élevaient à 3 532 203 500 FCFA, avec en moyenne une recette journalière de 2 803 812 FCFA. Les deux parties ont envisagé la fusion des loyers de gestion et d’exploitation.

Gérard Njoya

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