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Reconstruction de la route Ngaoundéré–Garoua : les constructeurs chinois doivent maintenir en urgence la circulation

C’est une prescription du ministre des Travaux publics avancée lors d’une réunion de concertation tenue le 9 février 2026 avec toutes les parties prenantes du projet.

Dans l’attente de la mobilisation de la mission de contrôle, le ministre des Travaux publics du Cameroun, Emmanuel Nagnou Djoumessi a instruit aux entreprises en charge des travaux de reconstruction de la route Ngaoundéré–Garoua, le maintien sans délai de la circulation sur cet axe stratégique fortement dégradé, bouchant des nids d’oiseaux sur la chaussée en attendant le démarrage effectif des travaux lourds.

Cette décision a été prise au cours d’une nouvelle concertation présidée par le ministre des Travaux publics, en présence du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, du Gouverneur de la région de l’Adamaoua, des entreprises chinoises titulaires des différents contrats et des responsables des services déconcentrés, connectés en visioconférence. Cette rencontre visait non seulement à préciser les mesures visant à améliorer l’état actuel de la route existante, à lever les contraintes opérationnelles, à préciser les responsabilités des entreprises, conformément à leurs obligations contractuelles et surtout, à apporter des solutions en ce qui concerne la disponibilité des carrières d’exploitation.

Parmi les difficultés évoquées lors de cette rencontre, figurent au premier rang l’approvisionnement en matériaux concassés pour le traitement des nids-de-poule et l’agrément des sites destinés aux bases logistiques. Pour y faire face, le ministre des Travaux publics a recommandé le traitement des points critiques au bitume et a indiqué, avec l’appui du MINMIDT que la carrière exploitée par l’entreprise Synohydro, déclarée d’utilité publique, devra faciliter l’accès des entreprises aux agrégats nécessaires.

Selon les responsables du ministère des Travaux publics (MINTP), la mobilisation est progressive sur le terrain selon les lots. Sur le lot 1, entre Ngaoundéré et le bas de la falaise, l’entreprise CGCOC Group n’a pas encore démarré les travaux de maintien de la circulation, alors que certaines sections présentent un niveau de dégradation avancé. Sur le lot 2, l’entreprise CHEC a engagé des interventions sur les premiers kilomètres, notamment le traitement des points critiques avec des matériaux stabilisés. Sur les lots 4 et 5, les entreprises CFHEC et CWE ont mobilisé leurs équipes et équipements, bien que le manque en approvisionnement de matériaux concassés persiste.

Dans l’ensemble, les solutions en cours de mise en œuvre garantissent une relance effective des travaux du maintien de la circulation.

Pour accélérer le processus, Le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi a instruit un accompagnement constant des entreprises par les autorités administratives, l’accélération de la mise en place des bases logistiques, ainsi que l’exécution des travaux de nuit pour traiter rapidement les points critiques. Ces mesures visent à améliorer la traficabilité de cet axe du corridor Douala-Ndjamena long de 242 km, dans l’attente du démarrage des travaux de reconstruction dont tous les préalables sont quasiment finalisés.

Pascal Modo

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