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Yaoundé : “Kung-fu Dream”, un pont culturel entre le Cameroun et la Chine

Une cérémonie de présentation officielle du documentaire « Kung-fu Dream », une première camerounaise, s’est tenue le 30 octobre dernier à Yaoundé, sous le signe du dialogue entre les peuples.

Organisé dans le prolongement des orientations du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), l’événement, qui a réuni autorités chinoises et camerounaises ainsi que plus de 300 invités, a mis en lumière le parcours de Rodrigue Taling et le partage de savoir-faire entre les deux pays.

Un film qui jette des ponts

Représentant le ministère des Arts et de la Culture du Cameroun, M.Martin Valere Oyono Bitounou a salué un film qui illustre le dynamisme des échanges culturels entre l’Afrique et la Chine.

« Le documentaire a démontré que, malgré l’apparente imbrication des différences culturelles, les rencontres humaines peuvent jeter des ponts », a-t-il souligné, ajoutant que le Cameroun et la Chine ont tout intérêt à approfondir leurs échanges pour mieux se comprendre, partager leurs expériences et construire ensemble un nouvel avenir.

Au-delà d’un rêve personnel

Pour Yang Jianqiao, président directeur général de Zhejiang Zhuowei Film & Television Culture Co., Ltd, le film ne raconte pas seulement l’histoire d’un jeune homme qui a traversé montagnes et océans pour poursuivre son rêve. Il est aussi « une illustration vivante du rapprochement des peuples camerounais et chinois, ainsi que de leur compréhension mutuelle ».

« Les arts martiaux transcendent les barrières linguistiques tandis que le cinéma abolit les frontières nationales », a-t-il affirmé, estimant que la projection publique de ce film camerounais constitue « une initiative concrète et importante pour approfondir les échanges cinématographiques et culturels entre la Chine et le Cameroun ».

L’Institut Confucius salue une histoire vraie

De son côté, Mme Xue Xiaobin, directrice de l’Institut Confucius de l’Université de Yaoundé 2, a vu dans ce documentaire un rapprochement tangible entre culture et médiation. Elle a confié avoir longtemps espéré qu’une production raconterait « vivement les vraies histoires des échanges entre la Chine et l’Afrique ».

« Des œuvres comme “Kung-fu Dream” permettent aux histoires culturelles d’aller plus loin, d’attirer plus de publics et de faire voir le charme des échanges amicaux sino-africains », a-t-elle déclaré, réaffirmant que l’Institut Confucius continuera de soutenir les activités culturelles sino-africaines.

Un modèle de jeunesse

Après la projection, le Pr François Marc Modzom, directeur de l’École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC), qui a offert une démonstration de “Shotokan”, un style de karaté, a présenté le Dr Taling comme « un modèle de jeune qui a une passion, une idée qu’il poursuit avec détermination ».

Le réalisateur et acteur principal du film a, pour sa part, rappelé que le Kung-fu est bien plus qu’un art martial.

« C’est un langage de rencontre, de respect et d’amitié entre les peuples. Mon parcours, enraciné dans les traditions de combats africains et enrichi par la découverte du Kung-fu, m’a appris que l’attachement à ses propres racines peut nourrir une ouverture sincère à la culture de l’autre », a confié le Dr Rodrigue Taling.

Gérard Njoya

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