
SAGO 2026 : le MINTP et le chinois CHEC présentent l’état d’avancement des infrastructures au Cameroun.

Le Salon de l’Action Gouvernementale du Cameroun s’est tenu du 06 au 13 juin 2026 à Yaoundé, rassemblant des institutions publiques aux côtés des entreprises privées, des collectivités territoriales décentralisées et des citoyens.
En tant que plateforme de dialogue et de visibilité, l’édition 2026 du Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO) a permis aux administrations, entreprises et partenaires de présenter leurs activités innovantes.
Au village du SAGO le 11 juin, notre journaliste Gérard Njoya a visité le stand de l’entreprise chinoise China Harbour and Engineering Company (CHEC) et a assisté à la conférence publique du ministère des Travaux publics du Cameroun (MINTP).
Avec Mme Bin Bin, Directeur Administratif à CHEC, notre journaliste a échangé sur des projets routiers dirigés au Cameroun par l’entreprise chinoise partenaire du MINTP.
Selon Mme Bin Bin, CHEC est présente au Cameroun depuis 2011 et a déjà dirigé plusieurs projets pour le développement du pays.
Dans le secteur routier, Madame le Directeur a indiqué que CHEC a contribué à la construction de l’autoroute Kribi-Lobé, longue de 38,5 km et, est actuellement mobilisée sur plusieurs autres projets routiers du Cameroun notamment, le projet de reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua (242 km).
Dans le cadre de ce projet structurant, l’entreprise chinoise est maître d’œuvre de la section Bas de la Falaise de Mbé – Pont de Kéroua (39 km).
En termes de ressources humaines, Mme Bin Bin a indiqué que l’entreprise CHEC a déjà mobilisé plus de 40 techniciens et ouvriers camerounais et chinois sur le site du projet. Elle précise que son entreprise est une référence au Cameroun en matière de construction de route et respectera ses engagements dans le cadre de ce projet.
Outre, l’entreprise chinoise CHEC reste disponible pour d’autres éventuels projets de développement du Cameroun et même hors des frontières du pays. Sa direction Afrique centrale est située à Yaoundé.
Le partenariat entre les entreprises chinoises installées au Cameroun et le MINTP est au beau-fixe.

En donnant une conférence publique au SAGO sous le thème : « Relèvement du réseau routier : des projets d’envergure pour la connectivité des régions et le développement des corridors sous régionaux. Bilan et perspectives à mi-parcours de l’année 2026 », le ministre des Travaux publics du Cameroun, Emmanuel Nganou Djoumessi a levé une incompréhension sur la présence croissante des constructeurs chinois dans les projets routiers du pays. Le ministre a notamment indiqué que les chinois sont ceux-là qui présentent généralement l’offre la plus approuvable et aussi, acceptent parfois de terminer le projet avec des décomptes impayés.
Emmanuel Nganou Djoumessi a pris pour exemple la route régionale Soa-Awae-Esse, indiquant que l’entreprise chinoise CFHEC en charge des travaux est en train d’achever le projet avec des décomptes impayés.
Le ministre a aussi souligné que dans le cadre des travaux de reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, seules des entreprises chinoises adjudicataires des marchés des différents lots de ce projet, ont présenté une offre acceptable. Il précise que ces constructeurs chinois ont accepté de prendre le coût de kilomètre à 500 000 000 de FCFA TTC.
Néanmoins, le ministre a relevé que ce coût n’est pas standard. Selon Emmanuel Nganou Djoumessi, le prix de kilomètre de route au Cameroun varie en fonction des caractéristiques techniques et des conditions d’exécution des travaux. Un total de 215 contrats routiers est en cours d’exécution au Cameroun.
Gérard Njoya




