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Plus que du café : l’exonération de droits de douane ouvre de nouvelles opportunités pour le développement africain

Il y a peu, à Nairobi, capitale du Kenya, un train de marchandises a démarré lentement : c’était le premier lot de produits kényans exportés vers la Chine dans le cadre de la nouvelle mesure chinoise d’exonération de droits de douane. À partir du 1er mai 2026, la Chine appliquera un régime sans droits de douane sur 100 % des produits des 53 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle. Parallèlement, une série de “voies rapides” et de mécanismes de dédouanement accéléré pour les produits africains exportés vers la Chine ont été lancés, améliorant considérablement l’efficacité logistique.

Cérémonie officielle de lancement de la première expédition vers la Chine dans le cadre de la franchise douanière totale

Regina Ombam, secrétaire principale au département du Commerce du Kenya a déclaré lors d’une interview avec CGTN que l’industrie horticole et le secteur des produits agricoles frais de son pays seraient parmi les plus grands bénéficiaires de cette mesure d’exonération de droits de douane. Dans le passé, ces produits étaient soumis à 10 à 25 % de droits de douane lors de leur entrée sur le marché chinois. Mais aujourd’hui, ces coûts ont été directement annulés. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a indiqué que la Chine voulait utiliser la “réduction” des droits de douane pour promouvoir l’”augmentation” du commerce et réaliser la “multiplication” du bien-être des populations. Cette phrase devient très concrète pour les agriculteurs kényans : l’argent économisé sur les droits de douane peut être utilisé pour améliorer les équipements des fermes, augmenter le salaire des ouvriers et permettre de scolariser davantage d’enfants.

Depuis longtemps, en matière de commerce mondial, l’Afrique exporte principalement des produits agricoles primaires tels que le café et le cacao, avec des bénéfices limités. La politique d’exonération de droits de douane ne vise pas seulement à étendre les exportations, mais aussi à aider l’Afrique à améliorer la valeur ajoutée de ses produits et à promouvoir la mise à niveau industrielle : torréfier le café localement, extraire le beurre de cacao sur place, tisser le coton sur le terrain avant de l’exporter vers la Chine permet de générer plus d’emplois et de revenus. Dans le même temps, elle attire les entreprises chinoises qui viennent investir en Afrique avec leurs technologies et leurs équipements. Celles-ci aident l’Afrique à transformer les matières premières en produits finis et à former des talents polyvalents “comprenant la Chine et l’Afrique, les technologies et le commerce”. Cela permet de promouvoir la coopération en matière de talents Sud-Sud dans le nouveau contexte de la mutation du commerce international.
Depuis décembre 2024, la Chine a déjà appliqué l’exonération de droits de douane sur l’ensemble des produits des 33 pays africains les moins développés. Dans les sept premiers mois de 2025, le volume des importations chinoises provenant de ces pays a atteint 39,66 milliards de dollars, en hausse de 10,2 % en glissement annuel. Aujourd’hui, cette mesure d’ouverture est étendue aux 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine. Cette action, qui démontre la sincérité et la responsabilité de la Chine, a été saluée par le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Et en mars de cette année, la quatorzième session du Conseil ministériel de l’Organisation mondiale du commerce s’est tenue au Cameroun, où les droits de douane et l’accès au marché sont devenus des sujets clés. Les ministres du Commerce des pays africains ont salué la mesure chinoise d’exonération de droits de douane, estimant qu’elle contribuerait au processus d’industrialisation africain.

Le 14 février 2026, à Addis-Abeba, le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a salué la mesure de franchise douanière totale que la Chine appliquera aux 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle.
Actuellement, l’environnement commercial mondial est complexe, et les mesures unilatérales de droits de douane de certains grands pays accroissent l’incertitude pour les pays en développement. La Chine a choisi d’élargir son ouverture et de réduire les droits de douane, adhérant à une “pensée d’augmentation de volume” pour promouvoir le développement commun. Cela contraste fortement avec la “pensée du jeu à somme nulle” : le commerce n’est jamais un jeu dans lequel l’un gagne et l’autre perd, en travaillant ensemble, tout le monde peut en profiter.
Un rapport du Fonds monétaire international montre que la coopération sino-africaine est devenue un moteur clé de la croissance économique africaine. Le commerce sino-africain contribue chaque année à la croissance de l’économie africaine à hauteur de 1 à 2 points de pourcentage. Quant aux investissements chinois, ils ont permis de faire passer le taux de transformation locale africain de 15 % à 45 %. Nous croyons qu’après la mise en place complète de l’exonération de droits de douane le 1er mai 2026, la coopération commerciale sino-africaine entrera dans une nouvelle ère. Cela bénéficiera aux populations africaines, contribuant au développement conjoint entre la Chine et l’Afrique.
(Source / image : CGTN Français)

 

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